Benoît : « Le presque zéro déchet commence par un petit geste »

Chez TEDELEC, la gestion des déchets ne se limite pas à des bacs de tri. C’est une question de réflexes, d’organisation… et d’état d’esprit. Entre contraintes réglementaires et volonté d’agir concrètement, Benoît Lasjuilliarias nous partage sa vision d’un engagement collectif au quotidien. 5 questions autour d’un sujet qui nous concerne toutes et tous.

Pour Benoît, la gestion des déchets est devenue un enjeu évident. Les entreprises doivent aujourd’hui répondre à des obligations comme le décret « 5 flux », mais aussi à une attente plus large : agir face à l’urgence environnementale.

Au-delà des règles, c’est surtout une question de cohérence. Trier, limiter le jetable, réduire le gaspillage… ce sont des habitudes simples qui, mises bout à bout, changent réellement la donne.

Même si certains matériaux restent difficiles à traiter — le polystyrène en tête — Benoît est convaincu que la dynamique collective est la clé. Parce qu’au fond, le « presque zéro déchet » ne repose pas sur une personne, mais sur tout le monde.

Benoît LASJUILLIARIAS
Interview RSE – Benoît LASJUILLIARIAS – TEDELEC
1 Benoît, pourquoi la gestion des déchets est-elle devenue un sujet important en entreprise et dans la vie quotidienne ?
En entreprise, c’est devenu indispensable. Il y a des obligations réglementaires comme le décret « 5 flux », mais aussi une vraie responsabilité. Bien gérer ses déchets permet de réduire les coûts, d’améliorer son image et surtout d’être cohérent avec ses engagements RSE. Dans la vie de tous les jours, c’est encore plus évident : la pollution, le gaspillage des ressources… on le voit partout. On ne peut plus faire comme si ça ne nous concernait pas.
2 Concrètement, à quoi ressemble la routine de tri au travail ?
On fonctionne avec un tri à la source : papier/carton, plastique, métal… Les poubelles sont codées par couleurs et placées près des bureaux et dans les espaces communs. La collecte est assurée par un prestataire agréé. Mais au-delà du matériel, ce sont surtout les réflexes qui comptent : utiliser un mug plutôt qu’un gobelet jetable, éviter les couverts en plastique, imprimer en recto-verso, supprimer les poubelles individuelles… Ce sont des gestes simples, mais répétés tous les jours.
3 Le « zéro déchet » est un défi permanent. Qu’est-ce qui reste le plus compliqué selon toi ?
Le polystyrène, sans hésiter. C’est un matériau qu’on retrouve partout dans les emballages, notamment pour protéger le matériel fragile. Il prend beaucoup de place, n’est pas accepté dans les filières de tri classiques et reste extrêmement longtemps dans l’environnement. C’est clairement l’un des points les plus frustrants quand on cherche à réduire ses déchets.
4 Quel conseil donnerais-tu pour que le tri ne devienne pas une contrainte ?
Déjà, se rappeler que ça concerne tout le monde. Si chacun et chacune fait sa part, même modestement, l’impact collectif devient énorme. Il ne faut pas voir ça comme une obligation, mais comme une contribution. Quand on comprend le sens derrière le geste, ça devient naturel.
5 Quelle serait la prochaine étape pour aller encore plus loin chez TEDELEC ?
Continuer à sensibiliser. Les équipes, mais aussi les entreprises sous-traitantes, notamment sur le tri des déchets du quotidien. On pourrait renforcer la pédagogie avec des ateliers interactifs, des affiches plus visibles, voire des petits challenges collectifs « presque zéro déchet ». Ça permet d’impliquer tout le monde, de mesurer les progrès et surtout d’ancrer les bonnes pratiques dans la durée.